La foi- Rencontrer Dieu dans sa force

LA FOI

La marche sur les eaux – Rencontrer Dieu dans Sa Force

Partie 1

Marché sur les eaux, les yeux fixés sur Jésus.
Juste en écrivant cette ligne je me vois déjà marchant sur une mer tantôt agitée, tantôt calme.  Cette fameuse consigne de garder les yeux fixés sur Jésus qui me reprend à chaque moment où le doute m’assaille.

Mais comment ‘fixer’ les yeux sur Jésus. Phrase bienpensante dans la pratique des croyants, mais dans le concret, comment s’y prendre. Qu’est-ce cela peut bien vouloir dire. Si je ne garde pas le cap, je coule ? Comme l’apôtre Pierre, qui dans sa passion et dans sa fougue, sauta hors de la barque s’en plus y réfléchir, comme si les évidences même s’étaient effacées et que la voix de ce Jésus qu’il aimait tant l’avait porté et fait tressaillir d’allégresse au point d’enjamber le bord du bateau pour s’en plus n’y penser. ‘Se jeter à  l’eau’.

Et tout à coup, le poids et la violence de la réalité physique, et le concret des circonstances tangibles, firent violemment basculer sa foi et sa fougue dans le désespoir et le doute, mais avant de sombrer dans les profondeurs de sa mer agitée,  tout à coup, de ses entrailles, de son être sort cette parole : Seigneur, sauve–moi !

Pour ma part qui me retrouve dans cette situation, je traverse cette portion du chapitre qui dit : Peut-être me suis-je trompé ? L’instant d’un moment, furtif mais languissant, cette angoisse m’assaille. Ça arrive me direz-vous ? Certains me consolerons en me disant : tout ira mieux demain, ce n’est pas la fin du monde, ou d’autre pire, un peu à la manière des amis de Job me diront. Tu t’es trompe car tu en veux trop, tu oses trop, tu rêves en couleurs, tu as fauté.

Non mes amis, ce n’est pas ce que j’ai besoin aujourd’hui. J’ai besoin de rester ferme. J’ai besoin de rester ‘sur le cap’, et je n’ai pas besoin de me faire consoler de mettre tromper, et je n’ai encore pas besoin de me faire ‘réprimander’.

Voilà pourquoi je garderai le silence.
Non pas dans le noir, non pas dans la déprime, mais je garderai le silence.

Non pas seulement pour la bonne raison que si je parle, je devrai m’expliquer, et alors, comment expliquer l’inexplicable.

Inexplicable pourquoi : et bien, j’ai répondu a une impulsion invisible, du genre qu’on ‘saisis au vol, dans un moment au carrefour de la folie et de la foi, cet instant de génie et d’insensé. Je l’ai saisi et tout à coup je me suis senti porter vers cette aventure  vers l’avent, vers les profondeurs de mon être, dans l’inconnu. Il me fallait découvrir ce que Jésus cachait dans ce monde mystérieux de la foi. Il me fallait aller plus loin, à l’extrémité de ma sécurité, la tester, la fracasser si dans mon inconscience ma sécurité c’était logée dans mes capacités. Il me fallait en avoir le cœur net. Alors j’ai pris une décision, tout en priant,  de frapper les eaux de ma situation, comme Moise pris ce qu’il avait pour confronter la mer impénétrable. Il frappa les eaux sous l’instruction de Son Dieu et utilisa le si petit et misérable bout de bâton qu’il avait en main, pour confronter les forces de la nature.  Mis au pied du mur de cet étendue d’eau, l’impossible et l’impensable, l’inimaginable se produit. Un chemin fut ouvert non seulement pour lui, mais pour tous ceux qui marchaient à sa suite.

Inconnu… pas tant que ça. Ce que j’y explore après que l’euphorie soit passé, les ‘odeurs’ de mes frayeurs.  Ces craintes qui se sont tissées au fur et à mesure au sein même de mon identité. Oui, même au sein de mon être qui font que j’ai agi, réagit et choisi d’une tel ou telle manière depuis nombreuses années.

Mais les croisées de chemin dans la vie apporte leur lot de passage ou notre ‘soi’ doit vivre des moments de ‘dépouillement’. Ça fait mal. Ça fait mal dans les entrailles mais s’avère nécessaire pour progresser.

Comme mon amie Sylvie me disait : Natalie, ça fait mal mais ça ne fait pas mal longtemps. Les bénéfices sont au-delà de la douleur momentanée

Je sais une chose. J’en suis convaincue. Cette marche sur les eaux a le potentiel de nous faire connaitre la réalité de Jésus avec nous encore plus tangiblement. D’une réalité efficace pour notre vie terrestre. C’est une voie pour amener le concret du Royaume de Dieu dans notre fonctionnement de tous les jours.  Nous permettant d’accéder à la richesse des révélations que Dieu nous donne, nous transmet, nous partage, nous communique.